Clara Morgane :

Je n’ai plus peur. Je n’aurais pas fait ça il y a dix ans parce que j’avais très peur de mon image, j’avais besoin de sortir d’un carcan un peu dans lequel on m’avait mis par rapport à mon passé dans le X, etc. Aujourd’hui, je suis tellement loin à des kilomètres et je me sens tellement bien que j’ai envie de proposer des produits qui font du bien aux autres. Et ce chemin de la pensée à la réalité, il est périlleux parce qu’on peut se pervertir soi-même. Donc, c’est cet effort d’honnêteté qu’il faut faire pour retranscrire au mieux sa pensée.

Franck Maes : Aujourd’hui, je suis à Paris, je vais à l’hôtel Raphaël, à côté de l’Arc de Triomphe et pas pour rien. Parce qu’en fait, j’ai fait une première vidéo qui s’appelle Clara Morgane, un coït avec du Q.I. qui explique tout le parcours de Clara Morgane. Très intéressant à regarder. Je vous mets la vidéo juste en dessous.

J’explique comment elle a su créer un personal branding d’excellence et comment elle a su créer une marque très forte et très différente. Donc, suite à ça, je l’ai taguée sur mon Instagram parce qu’il y avait beaucoup de commentaires qui disaient que ce serait intéressant de faire une interview de Clara Morgane. Je l’ai taguée sur Instagram et elle m’a répondu. Elle a vu la vidéo, elle a apprécié la vidéo et elle m’a dit : autant se rencontrer pour faire une interview. Donc, elle m’a donné rendez-vous. Et aujourd’hui, on va aller faire l’interview de Clara Morgane. Allez, c’est parti, on va à l’hôtel Raphaël pour l’interview.

Déjà, je voudrais te remercier Clara de prendre du temps pour moi parce que c’est important, je sais que tu es occupée.

Clara Morgane : Oui, mais j’aime les gens qui travaillent et la bienveillance. Tu as fait une vidéo qui m’a touchée parce que tu t’es impliqué, donc j’avais envie de te rencontrer.

Franck Maes : Merci, c’est gentil. Et puis, en fait, je voudrais juste te raconter rapidement l’histoire de cette vidéo que j’ai faite. En fait, je te connaissais bien évidemment et j’ai un de mes clients ou un des viewers de ma chaîne YouTube qui m’a dit : tu devrais t’intéresser au sujet Clara Morgane. C’est vraiment raccord avec ton…

Clara Morgane : Parce que je suis un sujet.

Franck Maes : C’est un sujet, un vaste sujet, quand même 20 ans.

Clara Morgane : C’est ça.

Franck Maes : Je me suis donc penché sur le sujet. J’ai rédigé la vidéo. Et quand je lui ai dit à ce client : figure-toi que grâce à ton avis, grâce aux messages que tu m’as écrits et la vidéo que j’ai réalisée, Clara Morgane m’a envoyé un message pour faire l’interview. Donc, est-ce que ça te dérangerait de juste dire merci, Fred ?

Clara Morgane : Fred, merci infiniment parce que du coup, les personnes motivées, bienveillantes, avec une énergie positive se rencontrent donc pour ça merci Fred.

Franck Maes : Je crois qu’il va kiffer ce passage, Fred. Il va le regarder environ 150 fois, donc ça lui fera plaisir. On va commencer directement. Clara, j’ai quelques questions pour toi.

Clara Morgane : Je t’en prie.

Franck Maes : Donc moi, j’ai une citation que j’ai remixée un peu. C’est le diable est dans les détails. Les détails font le diable. Qu’est-ce que tu en penses ?

Clara Morgane : Le diable, je comprends parce qu’en plus, je ne sais pas si tu le sais, mais j’ai sorti un single qui s’appelle « Le diable au corps ». Et le diable, pour moi, ce n’est pas quelque chose de néfaste, de négatif. C’est une espèce d’énergie qui nous prend, qui ne nous lâche pas et qui nous oblige à faire certaines choses. Donc moi, je l’ai pris de façon comme ça positif. Mais le diable est dans les détails. Je suis tout à fait d’accord parce que nous, les femmes, on sait très bien ce que ça veut dire. Peut-être un peu plus que vous, les hommes. Parce que chaque jour, quand on se prépare pour aller travailler, on est dans le détail. Et moi, le détail est quelque chose qui me passionne, qui me plaît beaucoup. Parce que tout mon univers, le calendrier, le cabaret se jouent à quelques détails. Parce qu’à un détail près, le spectacle est réussi ou raté. C’est comme un calendrier, une mauvaise lumière, un mauvais… Donc, j’adore cette citation et je ne vois pas la négativité. Quand je dis diable, je vois l’énergie.

Franck Maes : Comment tu définirais la marque Clara Morgane ? Est-ce qu’il existe une marque Clara Morgane ?

Clara Morgane : J’ai envie de dire liberté. J’ai envie de dire bienveillance. J’ai envie de dire parité. J’ai envie de dire féminisme. J’ai envie de dire toutes les femmes à 40 ans peuvent aussi exploiter leur physique, en plus, bien sûr, de leur cerveau. Et c’est vrai que je suis heureuse aujourd’hui. Je ne l’ai pas cherché d’avoir 40 ans, ça m’est arrivé. Mais je suis heureuse quand même parce que je me dis que c’est un message encore plus fort, encore plus lourd que de défendre la féminité sur le long terme et plus riche que de le faire quand tu as 20 ans, finalement.

Franck Maes : Le personal branding, c’est appliquer les principes du marketing à des personnes. Donc, dans le cadre d’une entreprise, on promeut sa marque, on vend ses produits. Donc toi, tu incarnes parfaitement le personal branding au travers de tes diverses activités. Parce que tu n’as pas que le calendrier. J’invite les gens d’ailleurs à regarder la seconde vidéo que j’ai faite sur Clara Morgane, qui va vraiment dans le détail de…

Clara Morgane : Tu as fait une seconde vidéo ?

Franck Maes : Non, la première vidéo. Mais avec celle-là, ce sera la seconde.

Clara Morgane : Pardon, excusez-moi. Je me suis dit, j’ai raté un truc.

Franck Maes : Regardez la première parce qu’on rentre vraiment dans le détail. Tu incarnes vraiment le personal branding. Pour toi, c’est quoi la meilleure école pour atteindre un personal branding d’exception ? Parce que quand on travaille et qu’on regarde ce que tu as fait, on voit vraiment qu’il y a une ligne directrice dans tout ce que tu as fait, qui est incarnée par toi-même.

Clara Morgane : La vie et la persévérance. L’école de la vie, c’est la meilleure. J’ai fait un BTS action commerciale, mais disons que je ne suis pas certaine que ça m’ait véritablement aidé à part sur deux ou trois points, comme organiser un peu ses pensées. Mais l’école de la vie, c’est vraiment ça. Il faut vraiment se planter pour pouvoir faire mieux la fois d’après. Moi, je n’ai jamais vécu l’échec comme un drame, mais plutôt comme l’occasion de faire mieux, sincèrement.

Et puis, j’ai l’impression de m’améliorer avec le temps, même si ce n’est pas parfait. Mais effectivement, le rapport aux autres, le rapport à l’art, le rapport à ses pensées telles qu’elles vont atterrir sur papier glacé, sur la scène d’un cabaret ou sur la galette d’un disque, ce chemin de la pensée à la réalité, il est périlleux parce qu’on peut se pervertir soi-même. Donc, c’est cet effort d’honnêteté qu’il faut faire pour retranscrire au mieux sa pensée.

Franck Maes : On vit dans un monde qui tend vers l’uniformisation, c’est-à-dire qu’on voit un peu toutes les stars, je n’aime pas le terme star, je dirais plutôt starlette de téléréalité. On le voit, elles sont beaucoup refaites. Finalement, elles se ressemblent toutes. Et toi, dans ton parcours, dès le début, tu as été différente. On en parle un peu.

Clara Morgane : Je suis quand même une blonde aux yeux bleus, enfin verts. Mais je veux dire, je suis dans une certaine caractéristique qui a été facile pour moi parce qu’une blonde aux yeux clairs en France, ça plaît quand même. Alors on sort un peu de cette époque. Maintenant, on n’est plus sur l’énorme succès de Kim Kardashian, mais c’est vrai que j’étais assez dans le cliché, comme tu m’appelles la « girl next door », tu as raison. C’est que je ressemblais un peu à la petite Française lambda, donc ça m’a beaucoup aidé.

Mais l’uniformisation, je suis vraiment contre, tu t’en doutes. Je prône la différence. J’aime les gens différents. Déjà, tout mon entourage, ce sont des gens qui ne sont pas issus du même moule. Moi, j’aime l’extravagance, j’aime la différence. J’aime les gens qui ne sont pas arrêtés dans leur choix amoureux, dans leur choix créatif. J’aime les gens qui changent d’avis, j’aime les gens qui se renouvellent.

Donc, mon entourage est assez spécial, mais je les aime tant et c’est pour ça que j’ai fini au cabaret. C’est parce que j’ai une effeuilleuse burlesque hors temps qui vit dans les années 30.

J’ai une championne d’Europe de Pole Dance qui se dépasse et qui est une espèce d’athlète faite de muscles et de gentillesse. C’est-à-dire que cette fille, Coralie Père, est l’exemple parfait de la force et de la douceur extrême, c’est-à-dire qu’elle, personnellement, c’est un ange descendu du ciel. Elle parle doucement, enfin. Moi, je suis quelqu’un qui parle fort. Par contre, dès qu’elle est à son agrès, elle devient la fille la plus balèze parce que c’est vraiment ça du monde. Pareil, j’ai un humoriste qui, dans la vie, est plutôt quelqu’un de pas de triste, mais de réfléchit sur la société.

Coralie PÈRE

Franck Maes : Comment il s’appelle l’humoriste ?

Clara Morgane : Martial. C’est en même temps un artiste parce qu’il est chanteur. J’ai des gens très différents. C’est-à-dire qu’un humoriste chanteur, c’est assez rare. Si, il y a Gad Elmaleh, il a touché un peu du doigt ce principe. Mais ce que je veux dire, c’est que j’ai des gens très différents dans le cabaret, dans mes amis, parce que je pense que la normalité doit m’ennuyer profondément. Et j’aime les gens qui ont des challenges.

Un jour, Gad Elmaleh m’a dit : « Tu as énormément de chance et tu ne te rends pas compte parce que parfois, tu prends les choses comme des obstacles, des portes qui se ferment. Mais au final, ton challenge de vie n’a pas de prix parce qu’on aimerait tous être challengés comme ça en ayant une image et en devant créer autant d’informations, de choses pour montrer vraiment qui on est. Parce que toi, tu es extrêmement différente, peut-être de l’image que certains ont de toi et le challenge de ta vie est génial. Je rêve d’être motivé ainsi parce que lui, si vous voulez, il était sur une autoroute.” Et quand il m’a dit ça, j’ai pris conscience de ça et je me suis dit : mais oui, il a raison. C’est une chance le challenge. Et ça m’a aidé.

Franck Maes : Comment tu la cultives cette différenciation, justement ?

Clara Morgane : Déjà, je suis moi-même de plus en plus parce qu’à un moment dans ma carrière, il y a 5, 6 ans, je trouvais qu’il y avait un gouffre qui s’était installé entre la vraie Emmanuelle et Clara Morgane. Et ce n’était pas mon but. Je ne voulais pas créer une marque qui ne me ressemble pas. Mais c’est vrai que comme j’ai commencé par le porno, etc. certains m’ont attribué des vies qui n’existent pas. Ce n’est pas du tout pour parler du nombre de personnes parce que ça ne veut absolument rien dire.

Mais j’ai eu cinq hommes dans ma vie entière et j’ai eu 3000 histoires inventées et à un moment, je me suis trouvée en désaccord totalement avec ce que les gens imaginaient de moi enfin, un gouffre. Je suis une travailleuse vraiment, une créative. Je suis la femme d’un mari extraordinaire. Je suis la maman d’une petite fille. Je ne pouvais pas avoir cet écart si grand entre la personne publique et la personne dans la vraie vie. Donc, je me suis dit que ça passait aussi par le fait de dire vraiment clairement la vérité, de faire passer des messages très honnêtes du fond de mon cœur.

Petit à petit, j’ai l’impression que je suis plus en phase en tout cas, moi, je le ressens et c’est le principal finalement. C’est aussi pour ma fille, parce que moi, je ne regrette absolument rien de mon parcours et de ma vie, parce que je ne serai pas là aujourd’hui et j’ai tellement peur de l’effet papillon que je ne changerai pas une virgule. Mais par contre, ça me tenait à cœur que ma fille retrouve sa maman en Clara Morgane, qu’elle n’ait pas un personnage totalement surréaliste. C’était important. Quand elle est née, ça m’a plus importé qu’avant elle. Donc, du coup, j’ai eu l’impression d’être beaucoup plus moi-même quand je m’exprime et dans tout ce que je fais.

C’est vrai que, par exemple, les photos, ça a été la mode il y a quelques années, il y a longtemps maintenant du tout flash. Maximal, FHM, c’était tout flash, zéro défaut, pas d’ombre, un style, un genre de poses. Tout ça m’a fatigué moi-même. Donc, je me suis dit : si je me fatigue moi-même, je vais fatiguer les autres. Donc, aujourd’hui, on est à des lumières sans flash, à beaucoup de nature, à quelque chose qui est vraiment en phase avec moi parce que je vis au sein de la nature. Je vis dans le Sud, je viens ici pour bosser, mais je redescends vite. La nudité ne me dérange pas. Ce n’est pas tabou.

J’ai des tabous comme parler vraiment de façon plus précise de ma fille, je ne vais pas le faire ni son prénom. Je ne veux pas qu’on ne la dérange jamais dans sa vie. Mes choix ne sont pas les siens. Mais par contre, ma pudeur se situe là, pas au niveau de la nudité. Je trouve que le corps de la femme en particulier est très beau, est un objet d’art depuis tout temps. Je ne vois pas en quoi je pourrais rougir de ça. Mais en tout cas, je me sens beaucoup plus en phase aujourd’hui avec la marque que j’ai créée, Clara Morgane et Emmanuelle, la femme que je suis. C’était très long, désolé.

Franck Maes : Mais c’est très intéressant ce que tu dis.

Clara Morgane : Tu m’embranches sur des trucs. Là, je ne peux pas être trop rapide.

Franck Maes : Je l’ai dit souvent dans mes vidéos qu’il est important de créer un personnage de marque pour pouvoir exister en tant que marque, mais qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de décalage entre le personnage de marque et la personne …

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Clara Morgane : C’est l’horreur. Parce qu’après tu te sens mal, tu ne te sens pas en phase. Ça m’est arrivé. À un moment, je me suis sentie très déphasée et mon travail, depuis ces années, ça a été de remettre les choses en place. J’ai arrêté de dire les choses pour faire plaisir. Je dis vraiment ce que je pense sans filtre. Je mets des petits filtres, surtout sur Instagram.

Franck Maes : C’est quoi les principales différences, entre Emmanuelle et Clara et entre Clara et Emmanuelle ?

Clara Morgane : Déjà, Clara est forcément toujours de très bonne humeur, même si aujourd’hui, elle dit ce qu’elle pense, comme je te le disais. Je ne vais pas tout à coup déverser mes problèmes. Ça n’arrivera jamais parce que j’ai de la pudeur par rapport à ça, beaucoup, et que j’estime que les gens qui nous regardent déjà passent du temps à nous regarder, c’est-à-dire le temps aujourd’hui, c’est le nerf de la guerre.

Le temps, aujourd’hui, on ne se rend pas compte, mais on le gaspille, on le gaspille sur les réseaux sociaux, on le gaspille en regardant des choses qui, même parfois, ne nous intéressent pas, juste parce que ça passe à la télé. Le temps a une valeur qui, pour moi, n’a pas de prix. Donc, j’estime que quand certaines personnes me regardent m’exprimer, je leur dois d’avoir toute mon attention et toute mon humilité face à ça, parce qu’ils m’offrent leur temps. Donc, je ne vais pas profiter de ce temps-là pour m’épancher et raconter mes problèmes. Donc, il y a déjà cette énorme différence.

Franck Maes : Tous les produits que tu proposes, ils évoluent dans un monde congruent qui est en rapport sur tous les points. Tout est entièrement raccord. Donc, comment tu choisis les projets que tu souhaites développer ? Parce que je suppose que tu es très sollicitée et que tu dois avoir énormément d’idées. J’ai pu le voir dans diverses interviews que tu as réalisées sur les différents médias. Donc, comment tu fais pour sélectionner vraiment les projets que tu vas développer ?

Clara Morgane : Déjà, j’ai quelque chose qui joue vraiment en ma faveur parce que quand on a une carrière, 40 ans, qu’on est heureux, qu’on a un mari, une fille, épanouie, mais j’ai vécu avant mon mari cette même vie en célibataire, ce n’est pas tout à fait la même chose. Là, j’ai l’impression d’être épaulée, soutenue, aimée. Je veux dire être aimée dans la vie, il n’y a rien de plus beau. Moi qui pensais ne jamais me marier, j’étais célibataire endurcie. Un jour, ça m’est tombé dessus et aujourd’hui, je me demande comment on peut vivre sans amour pratiquement, parce que ça élève. La vie, quand on la traverse à deux, à plusieurs avec ses enfants, c’est quelque chose qui n’est même pas comparable avec un succès personnel que tu ne vis que pour toi. Donc, déjà, comme je me sens très équilibrée, j’ai beaucoup de chance, c’est-à-dire que je peux choisir.

Encore une fois, j’ai une carrière. Donc, il y a des tas de gens qui font des choses, surtout par exemple, quand tu commences à être acteur et actrice, tu fais des projets, juste pour tourner. Parce qu’à un moment, il faut bien manger. Je suis sortie de cette phase-là. J’ai la chance de pouvoir choisir parce que j’ai une carrière encore une fois derrière moi. Je sais que mes activités et ma marque, ça peut sembler vaste, mais en réalité, j’ai beaucoup apprécié quelque chose que tu as dit parce que ceux qui me connaissent se rendent compte que ce n’est pas si vaste que ça. En fait, c’est très ciblé.

Effectivement, ma marque est liée à l’érotisme, à la sensualité, voire à la sexualité. Et si tu veux ces sujets-là, il se trouve qu’on peut en parler de milliers de façons. Moi, j’aime chanter et j’aime danser, donc j’ai rallié mes passions à cet univers. Je mets mes talents de danseuse, chanteuse, présentatrice au sein d’un cabaret qui se veut un peu sulfureux, un peu paillette, un peu extravagant pour les gens qui ont envie de se divertir. Donc, finalement, ça sert la même cause qui est la liberté, la sensualité, le plaisir, le désir. Tout ça, c’est mon univers.

Évidemment, ça se découle avec une boutique, ma boutique de l’amour comme j’aime bien l’appeler, Clara Morgane store, qui va forcément un peu reprendre tout ce qui est en rapport avec l’amour. Donc, il y a la lingerie, il y a les huiles de massage. Il y a du cosmétique. Il y a des toys, évidemment, parce qu’on est en 2021 et qu’aujourd’hui, la masturbation, désolé pour le mot, ce n’est pas un gros mot, est quelque chose que l’on peut pratiquer pour le bien-être.

Je veux dire, il y a des couples parfois qui s’enterrent et même des gens célibataires qui s’enterrent dans un quotidien où ils ne prennent plus soin d’eux, ils ne prennent plus conscience de ce qui leur fait plaisir, de ce qui peut leur faire du bien à leur mental et à leur corps. La masturbation en fait partie. Je veux dire aujourd’hui une femme qui est libre avec son corps et qui s’accorde ça pour son bien-être, c’est une femme forte pour moi.

Donc du coup, quand il s’agit de créer des produits qui vont dans ce sens, je dis oui et je n’ai plus peur. Je n’aurais pas fait ça il y a dix ans parce que j’avais très peur de mon image. J’avais besoin de sortir d’un carcan un peu dans lequel on m’avait mis par rapport à mon passé dans le X, etc. Aujourd’hui, je suis tellement loin à des kilomètres et je me sens tellement bien que j’ai envie de proposer des produits qui font du bien aux autres et que ça me fasse du bien, du mal. En fait, je ne me pose plus la question sur mon image. Ce sont des choses avec lesquelles je suis en phase, je suis pour la liberté et pour que les gens soient heureux, s’aiment. Donc je vais sur des produits dérivés qui sont en phase avec ça. Je ne me pose pas d’autres questions.

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Franck Maes : On sent vraiment que le cabaret, même quand j’ai travaillé …

Clara Morgane : C’est mon exutoire.

Franck Maes : C’est vraiment, comme si tu étais arrivée…

Clara Morgane : À un genre d’aboutissement.

Franck Maes : Tout un cheminement qui arrive. Parce que le cabaret, comme tu le disais si bien, c’est vraiment toutes les facettes de ce que tu avais fait précédemment.

Clara Morgane : Tout est réuni, c’est-à-dire que j’ai fait trois albums. J’ai rencontré beaucoup d’artistes dans ma vie. J’ai une passion pour certains artistes et certaines disciplines. J’ai présenté des émissions télé, c’est meneuse de revues. C’est très important de pouvoir parler parce que moi, j’interagis énormément avec les gens, c’est-à-dire que je descends dans la salle, je tends le micro, je leur parle. C’est ce qui me plaît. Parce qu’au début, dans le cabaret, il faut dire la vérité, je faisais mes numéros, il y avait le public et c’était au revoir, on ne s’était pas rencontrés. Donc ça, ça m’a beaucoup dérangé. Je me suis dit : en fait, tu fais ça pour quoi ? Pour faire un tableau et séduire les gens ? Non, je n’ai pas envie de ça. J’ai envie de les rencontrer. Donc, je descends dans la salle, on échange. Je fais monter des gens sur scène, je descends. Et aujourd’hui, j’ai l’impression de partager un moment intense avec les gens qui viennent me voir et je les remercie comme ça. Je leur dis vous avez fait le choix sans savoir ce que vous venez de voir, parce que les gens ne savent absolument pas ce qu’ils viennent voir quand ils viennent dans mon cabaret, c’est-à-dire qu’ils sont là et ils viennent passer une soirée un peu émoustillante, ils ne savent pas.

J’ai beaucoup de couples, d’ailleurs, et à moi, à nous, avec les artistes, de les surprendre avec des numéros très haut de gamme, avec des artistes qui vont vous couper le souffle parce qu’ils sont inédits, différents, brillants, forts, élégants. Je veux dire quel bonheur de pouvoir surprendre. Parce que c’est vrai que quand vous allez au Moulin-Rouge, vous savez très bien ce que vous allez voir. Quand vous venez voir mon spectacle, les gens en général, à part s’ils me connaissent bien, je veux dire s’ils me suivent sur Instagram, qui voit mes story, qui voient ce qu’on fait, qui connaissent mes artistes, ils ne savent pas trop. Donc, là, j’entre en jeu, ils rentrent en jeu, tout le monde rentre en jeu pour surprendre. Et ça, je trouve que dans la vie, c’est quand même super. C’est une occasion incroyable. Donc oui, je me sens tout à fait en phase et moi-même aujourd’hui sur scène et je peux exploiter les talents que j’ai appris à gérer pendant dix ans.

Franck Maes : Pendant le Covid, on pouvait assister à ton cabaret en ligne, ou encore tu as créé ton compte MYM. Alors MYM, pour ceux qui ne savent pas, c’est Meet Your Model ? Qu’est-ce qui te fait sentir les tendances ? Parce que ça aussi, j’ai vraiment senti ça.

Clara Morgane : Je suis très au fait et mon mari aussi, je dois le dire parce que lui, c’est un nerd. À la base des bases, il est ingénieur du son. Ensuite, il est parti en tournée avec des groupes de rap à 15 ans parce qu’il est scratcher et par rapport à moi, il a fait des titres et il m’a suivi en club. Donc, il est devenu DJ, mais il était scratcher. Vraiment. Ce n’est pas pareil. C’est plus technique, le scratch. Et avec le temps, on a créé notre boite où il m’épaule et m’élève au quotidien. On a une boite de prod ensemble, donc on est producteur tous les deux.

Franck Maes : Il t’aide à sentir les tendances aussi.

Clara Morgane : À tout, à réaliser mes fantasmes. Eh oui, comme il est plus geek que moi, je préfère nerd, mais il sent effectivement les tendances, moi-aussi, et on en parle ensemble et il y a des choses auxquelles on renonce, type Snapchat. On a renoncé parce qu’en fait, on ne peut pas être bon partout. On est dans un monde qui multiplie les supports et on en a déjà beaucoup. On a la scène, on a le papier, on a Instagram sur lequel on a vraiment beaucoup misé. On a désormais MYM, qui est, c’est vrai, un média rémunérateur qui, du coup, justifie pratiquement le temps passé sur Instagram parce que ça monétise le concept.

Donc, on fait des choix de société, des choix stratégiques et donc, du coup, il faut être très affûté, très à l’écoute de tout. Même parfois, on dit c’est des conneries, je n’écoute pas et en fait, c’est comme ça qu’on est très vite dépassé. C’est en trouvant tout naze et tout cheap. Donc, il faut faire très attention parce qu’on peut passer à côté de grandes tendances. Je connais des gens très talentueux dans la production qui sont passés à côté du DVD. Donc, ça m’a beaucoup inquiété. Je me suis dit : OK dans ta vie, il faudra vraiment toujours être open mind. C’est très important pour ne pas trop vieillir. Et quand je dis vieillir, c’est intellectuellement. Donc oui, on s’efforce d’être très à même de ce qui se fait.

Franck Maes : Il y a quelque chose qui m’a sauté aux yeux, c’est que tu parais toujours sereine.

Clara Morgane : Parce que je le suis.

Franck Maes : Oui, mais même certaines fois, tu arrives à comment dire, à te moquer de toi-même. Tu as beaucoup de recul sur toi-même.

Clara Morgane : Si on ne s’amuse pas dans la vie, c’est très triste.

Franck Maes : Exact. Oui, c’est vrai. Mais je repense à, parce que je ne savais pas, que tu avais fait ça, mais tu avais fait une campagne de pub avec Axe. Il y a un spot de pub, on passera l’extrait où tu finis avec un homard. J’ai trouvé ça très drôle, puis je trouvais que tu jouais bien le personnage. Comment tu travailles cette confiance ?

Clara Morgane : Non, ça, je pense que c’est un truc qu’on a. L’humour, c’est quelque chose malheureusement, on ne peut pas se force à être drôle. Enfin, je ne dis pas que je suis drôle, ce n’est pas ça. Mais en tout cas, mon mari et mes amis et ma famille me trouvent très drôle. Mais je ne fais pas exprès. En fait, je pense que ce qui m’aide beaucoup, c’est que j’estime qu’il faut sincèrement s’amuser parce que la vie est courte. Je me demande, pour moi, ça n’a aucun sens d’être ici sur cette terre si on ne s’amuse pas. Ça n’a aucun sens. Alors, il y a des gens qui sont là pour éduquer, pour élever… On peut parfois tous jouer ce rôle à des moments, mais il faut vraiment s’amuser avec bienveillance. Ça, c’est ma ligne de conduite, c’est-à-dire rire avec les autres, rire de moi, mais jamais des autres.

Franck Maes : Je te remercie beaucoup, Clara, pour le temps que tu m’as attribué.

Clara Morgane : Avec grand plaisir, ça m’a fait très plaisir de te recevoir ici.

Franck Maes : Écoute, je te laisse le mot de la fin, Clara.

Clara Morgane :

Comme dirait quelqu’un que j’apprécie désormais, Franck, ça ne sert à rien, messieurs dames, d’être une énième copie d’une copie d’une copie. Il faut être vous-même dans la vie, sinon vous finirez par être un photocopieur.

Je l’ai bien dit ?

Franck Maes : Impeccable. Première de la classe.

Clara Morgane : Je ne l’ai jamais été.

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