CONOR MCGREGOR : UNE MARQUE DE LUXE ET DE SANG

Le MMA est devenu le sport de combat le plus attractif avec le noble art. Ce sport de combat où quasiment tous les coups sont permis est très spectaculaire.

Un acteur en particulier l’a mise sur le devant de la scène, l’Irlandais Conor McGregor. Il devient le premier combattant de l’histoire à mettre la main sur deux titres dans deux catégories différentes, Champion du monde des poids légers et en même temps Champion du monde des poids plumes. Conor McGregor a tout d’une personnalité qui fait parler, un excellent combattant qui humilie ses adversaires, le roi de la provocation avec un trash-talking qui déstabilise les autres combattants. Mais surtout, McGregor a réussi à transformer sa notoriété en un business très lucratif. Proper Twelve, sa marque de whisky a été vendue à plusieurs centaines de millions de dollars. Son application Fast McGregor compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. Le Notorious ira jusqu’à défier l’excellent boxeur Floyd Mayweather directement dans son sport, la boxe anglaise, pour accroître encore plus sa notoriété.

Aujourd’hui, j’accueille dans le disrupteur Charles Thallier, qui est l’auteur du livre « Conor McGregor, Obsession ». Nous allons voir avec lui comment Conor McGregor a développé une image de marque de luxe et de sang qui rapporte des millions de dollars.

Franck : Charles est l’auteur du livre « Conor McGregor, Obsession ». Pour être totalement transparent avec les spectateurs, j’avais depuis longtemps l’idée d’une vidéo qui parle de l’image de marque de Conor McGregor. J’ai commencé à travailler sur le sujet et je suis tombé sur ton interview sur la chaîne d’Ilies MKT qui parle de MMA. D’ailleurs, si vous vous intéressez au MMA, je vous mets le lien de la chaîne d’Ilies juste en dessous. C’est une super bonne chaîne YouTube. Allez faire un tour dessus.

Je me suis dit autant interviewé Charles, puisqu’il connaît très bien le sujet. Conor McGregor est unique sur le circuit de l’UFC. Pourquoi Conor est-il si différent des autres combattants de MMA ? Quels sont les éléments qui le différencient des autres ?

Charles : Si tu veux vraiment répondre à cette question précisément, je pense qu’il faut remonter au moment où il est arrivé en UFC, c’est-à-dire qu’il arrive en 2013 à un moment où le MMA et en particulier l’UFC, on voit cette organisation aujourd’hui comme une énorme marque qui touche beaucoup de monde dans le monde, vraiment partout dans le monde. Ils sont présents sur tous les pays du monde. En 2013, c’était loin d’être le cas. Il cherchait vraiment à se développer. C’était connu par un cercle très restreint de personnes. Moi, je me souviens par exemple que pour avoir fait le livre en Irlande, quand McGregor a commencé le MMA, c’était vraiment petit cercle qui suivait ça. Il y avait 100 à 150 personnes au plus dans ses combats, ce n’est pas le cas aujourd’hui.

En fait quand il arrive en UFC McGregor, c’est le moment où vraiment, Dana White qui est le président de l’UFC, toutes les personnes autour de l’organisation, ils sont en train de chercher un petit peu une star, quelqu’un qui va permettre à la marque UFC de se développer et au MMA de se développer. Donc, il arrive à un moment où le contexte est parfait pour lui parce qu’il y n’a pas de stars. Alors, je vais être prudent parce que j’ai vu que dans les commentaires des fois, ça va vite. Il y a eu des stars avant lui, mais elles n’ont pas touché un public très large, aussi large que celui que McGregor a été capable de toucher. Je pense que c’est lié au fait qu’il arrive au moment où l’UFC cherche une star. L’UFC commence à mettre un pied en Europe. L’UFC commence à grandir et lui il va être la personne parfaite pour permettre au MMA de progresser.

Dana WHITE et Conor MCGREGOR

Alors, on peut aller sur plein de terrain. C’est un type qui, comme on en parle pas mal dans le livre, c’est le roi du trash-talk. C’est un mec qui va faire le show en conférence de presse. Donc forcément, il va créer du buzz autour de lui. Surtout à un moment, rappelle-toi 2013, c’est le moment où les chaînes YouTube commencent à se développer, c’est le moment où on commence à regarder les réseaux sociaux. Lui, c’est le roi de la petite phrase que tu vas reprendre sur les réseaux sociaux, en une minute, qui va faire du buzz. C’est un combattant qui est spectaculaire, qui met ses adversaires K.O en une minute, donc qui va être très sexy à voir se battre. En plus de ça, c’est un type qui est irlandais, européen. Donc, il ne va pas seulement toucher les États-Unis, il va toucher également beaucoup de gens en Europe en particulier au Royaume-Uni, en Irlande. Il permet à l’UFC et à la marque de se développer très rapidement grâce à qui il est, d’où il vient, sa personnalité, son caractère, son style de combat. C’est vraiment un enchaînement de choses, mais c’est plein de choses à la fois qui font que McGregor a fait de ce combat totalement différent des autres par rapport à ce qui se faisait auparavant en UFC.

Pour en avoir parlé un petit peu avec des gens du milieu, le MMA c’est un sport qui va toucher les jeunes, mais qui va toucher également en particulier la jeunesse d’aujourd’hui qui est sur Instagram, qui est sur Tweeter parce que c’est un sport qu’on peut pratiquer à la gym, qui donne un corps où on aime bien aller sur Instagram montrer ses abdos et tout ça. C’est un sport qui touche la jeunesse, 2010, 2020, cette jeunesse très connectée sur Instagram. McGregor, il arrive à ce moment-là, il a le look parfait pour ça. Il prend soin de lui, il publie énormément sur les réseaux sociaux. Donc, je pense que c’est ce qui a fait également qu’il a pris une autre dimension par rapport aux stars précédentes de l’UFC.

Franck : Alors, les personnes qui regardent ma chaîne YouTube s’intéressent beaucoup à l’image de marque, à l’innovation et à la créativité. En quoi Conor McGregor a innové dans les sports de combat ?

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Charles : Je dirais plutôt dans l’UFC. Dans l’UFC, il a vachement innové parce que, comme je te dis, l’organisation était au final assez jeune et qu’il y avait eu des trash-talkers avant lui, mais pas aussi fort que ce qu’il a fait. Je pense qu’au départ qu’il a innové grâce vraiment à sa personnalité. Toutes ces conférences de presse étaient un show. C’est quasiment une pièce de théâtre. À un moment où, comme je te dis, les réseaux sociaux se développent, on est tous à la recherche de la petite phrase, de la petite vidéo d’une minute qui est marrante qu’on va pouvoir retweeter et qu’on va pouvoir faire des likes. Lui, à ce moment-là, il arrive vraiment au moment parfait pour ça. Et c’est vraiment le premier gros trash-talker de l’UFC, ça fait lui déjà un homme petit peu à part. Il fait du trash-talk, mais en plus de ça, comme il dit : I back it up. Il parle, mais derrière, sur le ring, tout ce qu’il dit se réalise. Donc, il a cette capacité à vraiment rentrer dans la tête de ses adversaires, à gagner. Ce qui fait que les gens sont là : le mec, il parle en plus il gagne. Il a vraiment quelque chose en plus. Sportivement, déjà ça l’a classé et je pense que c’est un type également qui a compris que pour créer de l’attention au-delà de l’UFC et pour avoir une base de fans encore plus larges que peut-être seulement les fans de MMA, il fallait qu’il aille encore plus loin.

Si tu regardes ses premières interviews, vraiment ses toutes premières quand ils arrivent à l’UFC et tout ça, son premier combat se fait à Stockholm, son deuxième se fait à Boston, dès la fin, la première conférence qu’il fait après sa première victoire contre Marcus Brimage, c’est assez marquant. Donc, l’UFC n’était pas aussi professionnalisé qu’aujourd’hui et à la conférence de presse, tu avais tous les combattants de la soirée qui étaient alignés et puis répondaient aux questions des journalistes. Et généralement, ils arrivaient et ils étaient tous en survêtement. Et lui il a débarqué, même s’il n’avait pas beaucoup de sous à l’époque dans un putain de costume super bien taillé, très bien habillé, très pro, alors que c’est sa toute première conférence de presse d’après combat en UFC.

Après, les gens lui ont posé la question et il a dit : écoute, si je veux attirer l’attention du plus grand nombre, je me dois bien de saper, je dois d’être professionnel. Il a changé ça. Il a changé la mentalité derrière des combattants de l’UFC, qui après quand tu voyais les nouveaux arrivés, ils arrivaient tous également bien saper parce qu’ils avaient l’impression qu’on allait s’attacher à eux par la manière qu’ils avaient de s’habiller et tout ça. Donc, il a calculé tous ces petits détails très vite, tous ces petits détails qui font qu’on va s’attacher à une personnalité plutôt qu’à une autre. Il a rapidement compris comment ce business allait marcher. Il a rapidement compris aussi, donc je te parlais du trash-talk, mais qu’il avait aussi une personnalité, il était capable de faire des blagues, de faire rire son audience.

Si tu regardes sa toute première interview qu’il donne à une émission qui s’appelle en Irlande « The Late Late Show », qui est l’émission du vendredi soir qui est présentée par la grande star de la télé en Irlande qui s’appelle Ryan Tubridy. Le tout premier show qu’il fait après, je crois, son premier combat en UFC, tu vois le Conor que tu vois pendant les trois, quatre années qui ont suivi. C’est-à-dire qu’il va faire des blagues, il va faire rire tout le monde et tout le monde s’attachait à lui en fait, parce qu’il a cette personnalité. C’est un combattant, c’est un mec qui a envie de détruire l’adversaire en face de lui. Mais quand il est face aux journalistes, il sait comment créer l’attention et il sait quoi faire pour que les gens s’attachent à lui.

Encore une fois, je pense que c’est une combinaison de choses. Je pense qu’il comprend très vite l’importance des médias. Comment faire en sortes que les gens s’attachent à toi par ta personnalité, par la manière dont tu te sapes, par également ton style sur le ring. Toutes ces petites choses ont fait que très vite, il est devenu une star internationale.

Je tenais aussi à dire que je pense que c’est the perfect storm, ils disent en anglais quand ils parlent de lui, parce que c’est vraiment au moment où l’UFC avait besoin de ça, avait besoin d’une star qu’il pouvait mettre en avant pour se développer. Après son premier combat à Stockholm, il fait un combat à Boston contre Max Holloway. Et déjà à l’époque, l’UFC le met en avant, malgré le fait qu’il ait fait qu’un combat avec eux. Il lui planifie énormément de médias, énormément d’interventions à la télé, parce qu’ils ont compris que le type, il allait faire le show et il allait faire parler de lui et de l’organisation. Donc, je pense que c’est toutes ces choses-là qui font qu’il s’est différencié très rapidement des autres combattants de l’UFC.

Franck : Il a été très soutenu par le peuple irlandais qui représente la base de ses fans les plus inconditionnels. Pourquoi il y a ce lien si spécial entre eux et Conor ?

Charles : Je pense qu’il y a deux parties dans la question. Je pense que ça a été très fort au début, parce que pour revenir à ce qui s’est passé au départ, donc il arrive McGregor en UFC en 2013, à cette époque-là en Irlande, tu peux regarder de rugby, l’équipe nationale de rugby, ce qui permet au peuple irlandais de se retrouver, ça ne marche pas. L’équipe de rugby connaît une crise. Le football, ils sont allés à l’Euro 2012, mais sans vraiment avoir une équipe où ils peuvent se dire : on va aller gagner la Coupe du monde, on va aller faire un bon parcours. Donc, ils ne peuvent pas se retrouver autour du foot. Il y a eu juste avant tout ça également d’un point de vue, j’allais dire, de la vie de tous les jours, il y avait une grosse crise économique en Irlande et ça, c’est quelque chose qui a énormément marqué la crise de 2008, où ils avaient beaucoup d’institution internationale qui venait à Dublin et qui leur disaient quoi faire en termes d’économie, qui leur dit, on va vous prêter de l’argent, mais par contre il va falloir que vous fassiez les réformes et tout ça.

C’est quelque chose qui a beaucoup marqué le peuple irlandais parce qu’ils se sont sentis humiliés et ils ont vu ce mec arriver dans une des plus grosses organisations de sport de combat dans le monde et juste gagner et exploser des adversaires facilement, donc ils sont tout de suite attachés à lui parce qu’ils avaient besoin de ça. Ils avaient besoin de se retrouver derrière quelqu’un qui leur permettait de dire : on est Irlandais, on est fier d’être Irlandais, on n’est pas qu’humilié par les organisations internationales et on n’est pas qu’humilié quand on joue au rugby et au foot. On a également des athlètes qui nous permettent de briller. Je pense qu’il y a eu très vite un lien.

Pour connaître un petit peu l’Irlande, ils aiment vraiment faire parler d’eux à l’international de manière positive. Et quand ils ont vu McGregor arriver et battre tout le monde, ils se sont tout de suite retrouvés autour de lui. Je pense que là aussi, soit il a été très bien conseillé, soit il a été très intelligent, mais lui, il leur aura donné des gages d’amour très rapide. La toute première interview qu’il fait avec Ariel Helwani, la star d’ESPN, il lui dit texto : si je viens en UFC, si je gagne un combat, mon objectif, c’est de ramener l’UFC à Dublin en Irlande pour qu’on puisse tous se retrouver, mes compatriotes et moi, autour d’un grand combat. Il dit ça d’entrée, il arrive sur l’octogone avec un drapeau irlandais. Et puis, il y a cette petite musique qui s’appelle the foggy dew, qui est une musique qui célèbre un petit peu l’indépendantisme irlandais et que lui, il va utiliser comme musique d’entrée sur l’octogone. Et, ça a vraiment fait vibrer les gens, notamment quand il l’a fait pour son début à Dublin. C’est pour son troisième combat contre Diego Brandão. Donc, si tu veux, tous ces petits signes-là ont fait que très rapidement le peuple irlandais s’est attaché à lui et a créé une relation très spéciale avec lui.

Ensuite, je me dois d’être honnête. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui pour plusieurs raisons. Il a des histoires avec la justice. Il y a eu ce combat contre Mayweather, puis contre Khabib. Aujourd’hui, cette relation n’existe quasiment plus. Pour répondre à ta question, je pense que ce sont tous ces petits signes qu’il a donnés au peuple irlandais au départ qui ont fait qu’ils se sont pris d’affection pour lui.

Franck : Quels sont les différents business de Conor McGregor et combien il gagne avec ses business ?

Charles : Le business, il s’est très vite. À partir du moment où il est devenu une star, il a eu l’opportunité de se lancer dans les business. Ça a commencé, comme je te disais tout à l’heure, il a été malin, il a vu qu’il avait été un des premiers combattants de l’UFC à bien s’habiller, à bien se saper, donc il a développé cette image de marque un petit peu autour de lui, autour de la personne bien sapée qui prend soin de lui un petit peu, toutes proportions gardées, mais le David Beckham des sports de combat. Il s’est lancé dans la mode. Il a un partenariat avec David August, August McGregor, pour qui il développe des costards, des costumes. Donc ça, ça a été un de ses premiers business.

Je pense que les deux gros business aujourd’hui qu’il faut mettre en avant de McGregor, c’est bien évidemment son whisky qui est arrivé après le combat contre Floyd Mayweather. Il a utilisé justement ce combat pour permettre à son business de monter. On y reviendra tout à l’heure. Mais ça, c’est vraiment sa grosse activité. Il avait prévu de s’y lancer en 2017, ça a pris un peu plus de temps. C’était arrivé en 2018. C’est un whisky qui a eu un succès énorme en Irlande et aux États-Unis. Il faudrait retrouver les chiffres exacts, mais il en a vendu énormément de bouteilles aux États-Unis et en Irlande. Ce business-là, il y a eu des chiffres qui sont tombés récemment, il a vendu son entreprise de whisky qui s’appelle Proper Twelve, à un fonds d’investissement pour plus de 600 millions de dollars. Il y a eu tellement de succès autour de ce whisky que quelqu’un l’a racheté pour 600 millions de dollars. Lui, il aurait touché, si j’en crois à ce qu’a dit Forbes, 150 millions de dollars, 180 millions de dollars. Tu vois, on n’est pas encore exactement sûr, mais c’est ça. C’est son activité principale, c’est ce qui lui a permis de faire aujourd’hui la très grande majorité de sa fortune.

Et puis, comme on en parlait avant l’interview, il a récemment également lancé une application de fitness, d’entraînement qui se rapproche, je ne sais pas si tu suis un petit peu, son Instagram est autour de ça. Moi, ça m’a fait penser à ce que fait, il y a une star britannique s’appelle Joe Wicks. Ça m’a fait penser un petit peu à ça, c’est-à-dire qu’il donne des conseils pour la vie de tous les jours. Comment s’entraîner ? Comment développer tes abdos et ton cardio ? Il parle également de nutrition et tout ça. Et ça, c’est une activité qui est en train d’énormément grandir. Je sais qu’il a eu énormément d’abonnés très vite, je crois que c’est 40 000 en l’espace de quelques semaines. Et ça, je pense que ça va également lui rapporter un peu de sous, très rapidement.

Il est vachement intelligent dans ce qu’il fait parce que c’est vrai que le whisky, moi dans mon livre, j’en parle pas mal de ce whisky. C’est un petit aparté que je te fais là, je m’étais demandé pourquoi le whisky. Parce que c’est vrai que pour un sportif, pourquoi aller dans l’alcool et en fait ça a été très intelligent, les acteurs du whisky irlandais m’expliquent dans le livre qu’en fait, le whisky irlandais a développé une image de produits de luxe récemment aux États-Unis et que donc aujourd’hui, tu vas aux États-Unis, tu dis whisky irlandais, les gens sont là, waouh whisky irlandais, on va acheter.

Ça, je pense que McGregor et ses conseillers le savaient. Étant donné sa popularité énorme aux États-Unis, il s’est dit que ça pouvait être un bon moyen, lui l’irlandais d’aller là-bas avec un whisky irlandais. Il y a une histoire également intéressante, il y a eu beaucoup d’Irlandais qui ont émigré aux États-Unis, donc il y a également beaucoup de gens qui sont, comment te dire, il y a une relation spéciale entre l’Amérique et Irlande. Ça, c’est quelque chose à prendre en compte quand tu fais du marketing, qu’un Irlandais aille vendre du whisky irlandais aux États-Unis. En général en ce moment, en tout cas, ça marche bien. Bingo, ça a marché. Donc, je pense qu’il a été vachement intelligent là-dessus, il a utilisé cette espèce d’image de marque et d’image de luxe que le whisky irlandais a développé ces dernières années pour se lancer dans un business qui au départ, on pouvait vraiment se demander ce qu’il allait faire là-dedans. Mais, il l’a fait au bon moment, ça lui a rapporté beaucoup de sous donc, ça lui a permis d’être numéro un sur la liste Forbes qui était un de ses objectifs depuis plusieurs années. Il en parlait pas mal qu’il voulait être un jour l’athlète le mieux payé de la liste Forbes. C’est son whisky qui lui a permis ça.

Franck : Alors comment McGregor a géré son image pour en faire un business ?

Charles : Tu vois, c’est ça, c’est un peu un mix de tout ce que je viens de te dire précédemment. Il a des fans qui lui sont très loyales et qui sont capables d’acheter n’importe quoi à partir du moment où ça vient de lui. Pour le whisky, je sais qu’on va parler du combat de Mayweather après, mais je pense que c’est lié à ce qu’il a fait via le combat contre Mayweather, c’est-à-dire qu’il a acquis un statut de star internationale qui est l’égal probablement, peut-être pas de Cristiano Ronaldo, mais bon aujourd’hui tout le monde connaît qui est Conor McGregor et tout le monde est prêt à acheter quelque chose qui vient de lui, en tout cas ses fans.

Ça, c’est lié à son combat contre Mayweather. Parce qu’avant son combat contre Mayweather, il touchait les fans de MMA, mais il ne touchait pas une audience très large. Après contre Mayweather, pour plusieurs raisons sur lesquelles on va revenir,  il a touché une audience énorme, donc si tu veux, comment il fait. À partir du moment où il a développé son image sur Instagram, il y a eu des millions de followers où c’est devenu une star internationale. Après son combat contre Mayweather, dans les mois après son combat contre Mayweather, il a été l’athlète le plus recherché sur Google.

Il s’est lancé dans le business, il s’est dit : c’est le moment de lancer un produit à mon nom. Il a été intelligent, il l’a fait sur le whisky qui comme je te dis, est peut-être le produit irlandais qui se vend le mieux en ce moment aux États-Unis. McGregor plus whisky sur le marché américain, c’était une obligation que ça allait marcher. Donc, je pense qu’il est juste intelligent. Ses conseillers le sont également et ils savent qu’est-ce qu’il faut lancer, à quel moment. Le whisky, il l’a fait juste après Mayweather, à un moment où il n’avait plus grand-chose à faire sur le ring parce qu’il venait de tout gagner, il venait d’avoir son combat de boxe qui lui avait permis de toucher une audience très large, de gagner beaucoup d’argent d’un côté, donc il pouvait se lancer dans quelque chose d’autre.

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Et puis aujourd’hui, où il est devenu l’un des athlètes les plus suivis de la planète sur Instagram et tout ça, il va lancer une application qui est typique, je trouve, de ce qu’on voit aujourd’hui sur Instagram et sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire une application de fitness, de prendre soin de son corps, prendre soin de sa nutrition. J’ai l’impression de voir que ça. Quand je regarde Instagram aujourd’hui, tout le monde se prend pour un espèce de coach personnel et c’est ce qu’il fait là. C’est ce qu’il fait avec cette application. Je pense qu’il saisit le moment, il saisit ce qui correspond également à sa personnalité. Il est tous les jours soit en salle de muscu, soit il va faire du cardio, donc il poste sur Instagram là-dessus. Il développe un business qui est proche de ses activités et ce pourquoi également ses followers le suivre. Donc, il sait que ça va marcher également. Je pense qu’il est juste bien conseillé et conscient de ce que ces fans aiment venant de lui.

Franck : Son combat avec Floyd Mayweather est un cas d’école de marketing et de communication. Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s’est passé ? Et surtout, pourquoi ça a été positif pour la notoriété de Conor McGregor ?

Charles : Je pense qu’il faut bien re-contextualiser. C’est-à-dire que le combat a eu lieu en 2017, McGregor, il venait de gagner deux titres en UFC. Il commençait à devenir une star, notamment aux États-Unis, en Europe et tout ça. Mais malgré tout, le MMA, il y a cinq ans restait un marché, on va dire, d’initier de gens qui aiment ce sport. Ça n’avait pas encore acquis la réputation et la popularité que ça à maintenant.

McGregor, j’ai regardé, il a commencé à charrier Mayweather sur les réseaux sociaux et à la télé très tôt. Dès 2015, il commence un petit peu à le provoquer et je pense qu’il savait, lui et ses conseillers, ce qu’il faisait dans le sens où à l’époque, Mayweather est à quelques pas la retraite, mais Mayweather a cette image, son équipe le surnomme The Money Team. Il veut développer cette image du mec qui est devenu milliardaire, un des sportifs les plus riches de la planète via la boxe. Donc, je pense qu’ils savaient que Mayweather, à partir du moment où on allait lui proposer un combat où on lui disait : c’est peut-être un peu ridicule, mais tu vas faire 200 millions, il y avait de grandes chances qu’il signait. Donc, il l’a provoqué comme ça. Il a vu que sur les réseaux sociaux, ça prenait parce que lui, en plus, il a commencé par faire de la boxe, McGregor, donc il faisait croire que ça pouvait avoir du sens sportivement parce qu’il avait été un ancien boxeur. Donc, il l’a provoqué comme ça. Petit à petit, le truc a pris sur les réseaux sociaux. Si tu te rappelles, à l’époque, il y a beaucoup de gens qui s’opposaient à ça, en disant : attendez, ce n’est pas possible. Un combattant MMA contre un boxeur, ce n’est possible.

Mais rapidement, ça a fait sens parce qu’ils ont vu que sur les réseaux sociaux, ça prenait et que les gens voulaient voir la star de l’UFC contre la star de la boxe. Même si sportivement ça ne faisait pas sens, les réseaux sociaux, ce que les Anglo-saxons appellent l’entertainment passe sur ce combat avant le sport. C’est le premier point. Je pense que McGregor, ce qu’il veut faire avec ce combat et pourquoi c’est un modèle de marketing, c’est parce qu’il a compris que l’UFC était un marché certes important, mais qui n’était pas encore aussi gros que celui de la boxe ou que les autres sports. Et il s’est dit : si je veux devenir une star internationale, si je veux devenir l’égal d’un Cristiano Ronaldo, d’un Floyd Mayweather, d’un Roger Federer, il faut que je fasse quelque chose qui va me mettre au niveau de ces gens-là.

Je pense qu’il pouvait gagner autant de titres qu’il voulait en UFC, il fallait quelque chose de plus. Et ce quelque chose de plus, c’était ce combat contre Floyd Mayweather. Parce qu’en allant se battre contre le plus gros boxeur de ces dernières années, il allait toucher non seulement les fans de l’UFC, mais il allait également toucher les fans de boxe, donc c’est-à-dire qu’il allait ouvrir son marché à des fans de boxe qui au départ, je suis prudent parce que je crois que ça va vite les critiques, mais au départ, il y a une petite rivalité entre les boxeurs et l’UFC. Les boxeurs considèrent que le MMA ce n’est pas vraiment le noble sport comme ils disent. Donc McGregor en allant se battre contre Mayweather, il va obliger ceux qui aiment la boxe à regarder le combat. Donc, les fans de boxe vont regarder ce combat, les fans de MMA vont regarder ce combat. Tout le monde va regarder ce combat. Tous ceux qui aiment n’importe quel sport de combat vont se dire : qu’est-ce que c’est que ce truc ? On va aller, on va le regarder. Et McGregor va donc toucher un marché qui est beaucoup plus large que celui des simples fans de MMA.

Ce qui est intéressant c’est que tout a été fait pour que ce combat fasse le buzz. Il y a eu énormément de conférences de presse avant le combat, ça a été vraiment des grosses semaines de chaud où il a pu faire ce qu’il savait faire, c’est-à-dire faire le show, insulter Mayweather en conférence de presse, faire le crash-talker, montrer ses costumes qu’il développait avec David August lors d’événements qui était surmédiatisé. Ça lui a permis de développer ses business, ça lui a permis, comme je te disais, de toucher un marché très large et surtout le buzz qu’il y a eu autour du combat lui a permis de toucher ce marché très large dont je te parlais. J’étais en train de regarder les chiffres, dans mon livre justement, j’ai contacté quelqu’un qui est assez occupé et qui regardait, c’est que ce combat a rapporté à McGregor, non pas en termes d’argent, mais en termes de followers sur les réseaux sociaux.

Entre l’annonce du combat contre Mayweather, les conférences de presse et le combat, il a doublé son nombre de followers sur les réseaux sociaux, il est passé de 16 à 32 millions. Donc, même s’il a perdu le combat, il a touché une audience tellement large qu’en fait tu avais même des journaux américains qui disaient qu’après le combat, le grand vainqueur c’était lui, parce qu’il avait explosé son nombre de followers. Il avait touché un nombre de personnes qu’il n’aurait jamais touchées en gagnant des titres MMA. Il est devenu donc une personnalité qui est après ce combat était quasiment plus grosse que l’UFC. Parce que c’est lui après qui, comment dire, il pouvait faire ce qu’il voulait quoi. Parce que les gens ne pouvaient plus rien lui refuser, tellement il était devenu important. Donc, il a doublé son nombre de followers. Il est devenu l’athlète le plus recherché du monde sur Google, cette année-là. Il a touché, on estime, 80 millions d’euros avec ce combat, une somme qui était impossible à toucher en UFC à l’époque et qui est toujours impossible à toucher. Même avec un gros combat UFC, on estime que c’est entre 10 à 15 millions que tu touches par combat, mais jamais les 80 qu’il a eus avec Mayweather.

Ça a été tout bénef pour lui, pour son image de marque, pour son image qu’il a pu développer sur les réseaux sociaux et puis derrière c’était le moment de lancer un whisky. Parce qu’il était tellement suivi, tellement important, tellement populaire qu’il pouvait lancé tranquillement une marque à son nom et il était certain du succès. Donc, c’est un cas d’école marketing qui probablement ne se répétera plus parce que je pense que ce qu’il y avait avec ce combat, c’est qu’il y avait l’effet de surprise. On s’attendait tous. On se disait tous : qu’est-ce qu’un combattant MMA va faire contre le meilleur boxeur de sa génération. Je pense que ça aujourd’hui, les gens ne seraient plus surpris comme il avait été en 2017. Mais à l’époque, ça a été un coup de génie pour toutes ces raisons. Et puis, je pense que je n’ai pas besoin de le préciser pour ta chaîne, mais c’est vrai que passer de 16 à 32 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, ça te permet de vendre n’importe quoi derrière et ça te permet également d’avoir des marques qui vont venir te chercher et qui vont te faire des propositions en disant : est-ce que tu veux vendre mon produit pour tant, pour tant. Donc, il est devenu la tête plus importante de l’histoire du MMA avec ce combat.

Franck : Un autre de ses combats avec Khabib a été un affrontement, autant sur le point de vue médiatique que sur le ring. Évidemment, ça a fait beaucoup parler, notamment avec les frasques de Conor. Est-ce que tu peux nous dire ce qui a été négatif pour l’image de Conor McGregor ?

Charles : Je pense que ça a été très négatif pour le peuple irlandais. Je vais y revenir. Je ne sais pas si en fait, dans sa tête, il voulait vraiment forcément, il est sur l’octogone avec Khabib, il veut le battre. Si tu te souviens du combat et de tout ce qui s’est passé avant le combat, j’ai l’impression que la seule chose qui importe pour lui à ce moment-là, c’est de vendre son whisky. Il vient de le lancer. Il sait que le combat contre qui Khabib qui, à ce moment-là, a la ceinture, va être un combat très médiatisé et il se dit vas-y, j’y vais. Je vais utiliser tout l’espace médiatique que j’ai pour lancer mon whisky. Il arrive en conférence de presse. Il se met des shops de whisky. Il arrive avec ses bouteilles tout le temps. Il utilise l’espace médiatique qu’il a, faire connaître sa marque auprès des fans de MMA et de ceux qui le suivent.

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De ce point de vue là, je pense qu’il a gagné parce que quand tu vois les résultats sur son whisky, tu peux dire qu’il y a bien fait de faire ça contre Khabib. Je pense que c’est ce qui est important, c’est quand tu parles de McGregor aujourd’hui depuis Mayweather, tu as bien évidemment, l’aspect sportif, mais ce n’est plus qu’un sportif. C’est un peu plus que ça aujourd’hui, c’est un businessman. J’ai exactement la même impression avec ce qui se passe aujourd’hui contre Poirier, ce qu’il ne vient pas seulement pour se battre, il vient pour vendre ses marques. Et là, il l’a très bien fait contre Khabib. Je pense qu’au final, c’est l’appât des services qu’il a fait avec son whisky parce que les conférences de presse de McGregor contre Khabib, se sont vues à plus de 4 ou 5 millions. Il y a 4 ou 5 millions de vues sur YouTube. Quand il montre sa bouteille, forcément tout le monde le voit et tous les fans se disent : je vais acheter le truc pour le combat. Donc là-dessus, je pense que ça a été plus que bien, mais je pense que ça a été positif pour sa marque, pour sa marque de whisky.

Ensuite, effectivement, tu as raison. Là où ça a été négatif, c’est que son comportement avant le combat quand il est allé exposer le bus, quand il s’est retrouvé derrière quelques jours avec la police à New York, il y avait eu des images, on l’a vu amener par les policiers pour un interrogatoire. Les mots qu’il a eus contre Khabib, contre le pays de Khabib, les insultes qu’il a eues à l’encontre de cet athlète à ce moment-là ont définitivement ou presque, fait que les Irlandais à ce moment-là, se sont dit : on ne peut plus suivre. Parce que, comme je te disais, je pense que dans sa relation, ce qui fait que les Irlandais le suivaient au départ, c’est qu’il donnait une image positive de l’Irlande. Ils sont vraiment très attachés à ça, parce que c’est un petit pays. Les gens, ils ne connaissent pas forcément. Ils aiment qu’on parle d’eux positivement, quelque chose que tu ressens beaucoup en Irlande.

Je pense que le fait qu’un Irlandais aille là-bas et se comporte un petit peu n’importe comment avec Khabib, je pense qu’ils comprenaient le trash-talk quand il gagnait et que ça respectait certaines limites. Mais contre Khabib, ça allait quand même très loin. Là, je pense que de ce côté-là, effectivement, ça lui a causé beaucoup de tort dans sa relation avec le peuple irlandais. Les insultes, le bus, les images de lui à New York avec la police, ça a eu des répercussions négatives sur sa relation avec le peuple irlandais. Après, comme je t’ai dit, tu peux également contester en disant que peut-être pour son whisky, ce qu’il a fait en conférence de presse ce jour-là lui a permis de lancer parfaitement la vente de son whisky, donc c’est à mettre également dans la balance quand tu parles de ce combat-là.

Franck : Comment vois-tu le futur de la marque Conor McGregor ?

Charles : J’ai l’impression que certes, il a perdu les fans irlandais, en tout cas la population large irlandaise. Il a encore quelques fans qui le suivent, mais je pense qu’auprès de ses fans quoi qu’il fasse, il y a eu un lien tellement fort entre eux et lui qu’ils vont le suivre quoi qu’il arrive. Donc, même s’il perd ce soir, je ne suis pas certain que ses marques en pâtissent tant que ça. Malgré tout, tu peux te poser la question parce que c’est vrai que pourquoi tu irais télécharger une application McGregor Fast si le mec ne fait plus rien sur l’octogone. Tu peux te poser la question. Je pense que de ce point de vue là, est-ce qu’il pourrait derrière se lancer dans d’autres business liés au sport. S’il ne fait que perdre sur son octogone, ce n’est pas certain du tout, que de ce point de vue là, je pense que là il peut jouer gros contre Poirier. Parce que s’il gagne derrière, il a une chance d’aller jouer la ceinture au mois de décembre, donc il serait dans l’actu. Ce sera encore un sportif qu’on aurait envie de suivre et donc, forcément, ses marques grandiraient avec lui, le suivraient.

Je pense que de toute façon, aujourd’hui, quoi qu’il arrive, il faut tout relativiser parce qu’il a déjà gagné beaucoup plus que ce qu’il pensait quand il est arrivé en UFC. La vente de son whisky récemment, je pense que jamais il n’aurait espéré ça. Les business qu’il a lancés mine de rien, je pense qu’il y en a encore pour quelques années. Son avenir, il est assuré. L’avenir de sa marque, je pense, dépendra sans doute de ses résultats sportifs. Mais il y a un point d’interrogation parce qu’il a des fans tellement fidèles que je pense que quoi qu’il arrive, quand il arrive ils le suivraient et il trouverait un moyen de faire en sorte qu’ils s’attachent à lui une nouvelle fois.

Franck : Pour résumer, quelles sont les forces et les faiblesses de la marque Conor McGregor ?

Charles : Les gens savent qui il est, ce qu’il a fait. C’est sa personnalité sa force. C’est sa personnalité son physique. C’est quelqu’un qu’on reconnaît. On sait qui est Conor McGregor, ce qui n’est pas le cas des autres combattants MMA. Même Khabib qui est peut-être quelqu’un qui, après sa victoire contre McGregor, a gagné, il n’a pas lancé de business aussi fructueux que McGregor. Je pense que c’est vraiment ce qu’il a fait contre Mayweather qui a fait qu’il est connu de gens qui suivent la boxe, de gens qui suivent le MMA, de gens qui s’intéressent juste au sport en général parce qu’il a fait parler de lui au-delà des frontières du MMA. Je pense que c’est sa grande force. Je pense que son business s’est beaucoup développé aux États-Unis et je pense que le fait qu’il soit Irlandais l’a beaucoup aidé. Parce qu’il y a une relation spéciale entre l’Irlande et les États-Unis. Il a encore son accent irlandais. Il fait bien exprès de le mettre en avant pour montrer d’où il vient et tout ça. C’est ce qui fait aussi quand il fait ça, il sait qu’il va toucher le public américain. Je pense que ça, c’est une de ses grandes forces aussi.

C’est l’homme de sa génération McGregor. Quand tu es sur Instagram, tu es quasiment obligé de le suivre parce qu’il fait le buzz, il fait des petites vidéos marrantes. Il est comme ses fans ont envie de le voir dans ses grosses voitures, dans sa villa. Il fait du fitness qui est quelque chose qui marche vachement bien sur Instagram. Ça, il le met également en avant. Il est fait pour le monde des réseaux sociaux. Il le sait, sa personnalité est bâtie pour ça et ça l’aide énormément dans tous ses business.

Franck : Merci beaucoup, Charles, d’avoir répondu à mes questions et d’être intervenu sur ma chaîne YouTube.

Charles :

Conor a compris que pour faire de l’argent, il fallait être différent. Ne soyez pas la énième copie d’une copie, sinon on se transforme en photocopieur.

Si vous souhaitez voir l’intégralité de l’interview de Charles THALLIER, cliquez sur l’image ci-dessous :

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